Le prix des galettes
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De not’ temps, les galettes du venderdi étein l’affaire de toute la s’mane.
Quand je dis la semane et ben é bien pu ! si faut compter qu’il a fallu tuer le pourcet pour le gréssoué à frotter su’ le gaouferooué ! Sans compter que les g’nets s’ré poussés pour faire le manche du rouabe ! .
Fallé cor compter su la vache pour donner du lait, su les gosses ou la gran mère pour écrémer et tourner la ribote et aouaïr du lait ribot. Et su les poules pour pond’ une bonne douzane d’œufs ! Su la gran mère pour entertenir le feu de la ch’minée et tchère doucement les caillibotes au coin du fouyer.
Et pé, vaï ti tcheuque fouais essié de faire la pâte ! Ben laï pas donner à tout le monde, faut saouaïr la batte, saouaïr quand o lé bonne sans coller au daï, sans êt' trop filante non pu! Faut pas la nié !! Faut le sentir entre les daï, faut la verre avec les yeux et cor faut la goûter sans êtes trop goulipaou car l’a rend bié malade d’ en prendre trop san ét’ tchète !
M’étonne pas qu’astour, en ville, i les vende si chières toutes tchètes dans l’assiette et servie à tab’ !
