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Le blog de armelle darcel thomas


Malfaiteurs et gendarmes impériaux à Saint Carreuc en 1857 !

Publié par armelle darcel thomas sur 25 Juin 2009, 00:01am

Catégories : #généalogie

 1857 ……… 2009, 152 ans d’histoire locale, de progrès, de changements, d’évolution, serions nous tenté d’affirmer  et pourtant !!

 

La brigade de Ploeuc appartenant à gendarmerie impériale a dressé un procès verbal le 14 octobre 1857 pour le vol  avec effraction à l’église de Saint Carreuc.

 

La lecture du procès verbal établi par le maréchal des logis Bernard AUDIRAC et François MACE gendarmes impériaux à la résidence de  Ploeuc nous montre que la technique de transcription, le vocabulaire  et les techniques d’investigations de la police d’aujourd’hui gardent  trace de fondamentaux de leurs prédécesseurs.

 

Le descriptif du vol et les  témoignages, dans un vocabulaire ayant encore cours aujourd’hui,  nous permettent très vite de visualiser  les  événements sur les lieux carreucois  de  2009…

 

 

Ci-après l’auteure vous propose la transcription de ce procès verbal d’origine *, archivé aux archives départementales 22 (cote V 2952).  

 

 

« Aujourd’hui quatorze octobre mil huit cent cinquante sept à huit heures du soir.

Nous soussignés Audirac bernard Mal des logis et Macé francois marie gendarmes en résidence de Ploeuc Département des Côtes-du-Nord revêtus de notre uniforme, avons été informés ce matin qu’un vol avait eu lieu la nuit dernière dans l’église de St Carreuc nous sommes transportés nous sommes aussitôt déplacés sur les lieux pour constater les diverses circonstances du vol en étant nous avons remarqués une petite fenêtre qui se trouve à la sacristie et élevée à un mètre cinquante centimètres de terre et ayant cinquante centimètres de hauteur sur trente centimètres de largeur, à cette fenêtre il y avait une barre de fer en croix que les malfaiteurs ont forcés par le moyen d’un morceau de bois de deux mètres formant un levier, la fenêtre n’étant pas fermée ils se sont introduits dans la sacristie et la ils ont pris des tasses qui étaient dans les armoires, une somme de soixante quinze à quatre vingt centimes, en billons ou centimes, provenant des quêtes il y avait dans une petite bourse  en bois  une somme d’un franc trente centimes que les malfaiteurs n’ont pas vus il y avait aussi dans les armoires plusieurs croix argentées ainsi qu’une coquille en argent que les malfaiteurs n’ont pas pris  ils ont ensuite entrés dans l’église et ont arrachés une pate fiche qui se trouvait dessus le banc de ST Gilles et l’ont emportés ainsi que le tronc les malfaiteurs ont sorti par la grande porte qui s’ouvrait facilement.

D’après les renseignements donnés par Monsieur le  Maire et Monsieur Le Curé le tronc pourrait contenir la somme de six à sept francs. D’après le relevé qui se fait tous les ans, nous avons remarqué que les malfaiteurs pour ouvrir le tronc s’était servis de la pate fiche prise dans l’église attendu que l’empreinte est très visible.

 

1° Le Sieur Pierre Deffin sacristain nous a déclaré que vers cinq heures et demie du matin il avait été pour sonner l’Angélus il avait aperçu que la croisée de la sacristie avait été ouverte la barre de fer était enlevé et les armoires de la sacristie étaient ouvertes il avait  de suite prévenu M. M le Maire  et le Curé ils avaient tété tous en semble  et avaient vu que les voleurs s’y étaient introduits  ainsi que dans l’Eglise et avaient et avaient remarqués que le tronc avait été enlevés.

 

2° La nommée Louise Rouxel femme Morin demeurant au bourg de St Carreuc, nous a déclaré que vers les deux ou trois heures du matin elle s’était levée pour besoin au dehors, elle avait entendu frapper vers l’église deux à trois coups  mais n’ayant pas pensé que s’était des voleurs elle s’était recouchée sans rien dire.

 

3° François Colombier meunier au moulin du Plessy et demeurant au moulin Rolland nous a déclaré que vers sept heures du matin il ne pouvait savoir qui arrêtait son moulin, il avait été voir et avait trouvé à la bonde le tronc que les malfaiteurs avait jeté dans l’étang  cet étang se trouve à cinq cent mètres du bourg de St Carreuc sur la route de Plaintel.

 

Après ces déclarations nous nous sommes livrés à de très minutieuses recherches  demandant à un grand nombre d’habitans s’ils n’avaient  pas remarqués dans la journée ni dans les jours au paravent des étrangers, et personne n’a pu nous donner aucun renseignement à cet égard.

 

Nous n’avons pus constater aucune trace que les voleurs ait laissé ni nous n’avons vu aucune empreinte de pas vu que l’endroit ou ils ont passé pour entrer était couvert d’herbe et n’ont rien laissé sur les lieux.

 En conséquence ne pouvant malgré nos investigations obtenir des indices propres à découvrir les auteurs de ce crime nous nous sommes retirés.

 

En foi de quoi nous avons dressé le présent procès verbal en triple exécution l’une destinée à Monsieur le Procureur Impérial à St Brieuc les deux autres au Commandant de la Gendarmerie

De l’arrondissement conformément à l’article 49 du décret du 1er mars 1854 et avons signé.

 

Fait et clos à Ploeuc les jour mois et an que dessus. »

Signatures Macé et Audirac

 

 

 

*A noter que ce procès verbal est écrit dans un très belle écriture cursive.

*L’auteure dans un souci de transcription la plus fidèle possible a respecté les accords et les orthographies des gendarmes impériaux…

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véronique QUINTIN 26/06/2009 13:49

Merci Armelle. Je fais tout de suite découvrir aux Elus, le fruit de tes recherches.
A Bientôt sur ton blog.
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