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Le blog de armelle darcel thomas


Le chat à Marie du Bédaou

Publié par armelle darcel thomas sur 26 Janvier 2009, 18:53pm

Catégories : #gallo

Je m’en va vous en dire eune qui s’est passée cez Marie du Bédaou. Marie du Bédaou t’né un bistrot au bour, just’ deréle l’église. Comme vous le reconeusé tout de suite son père en été le bédaou, ce qui ne l’empéché pas de tenir la chapelle en d’hors de la messe. . J’ pouons en parler astour,  car Marie du Bédaou n’é pu là ni lé bistrot non pu!

 

L’étai bel et bié  eun bistrot de dans le taouan, avec su l’ côté l’étabe des vaches, o lou bans  et de l’aout bout de la pièce, y avé  la ch’minée, avec les deu bans de fouyer. Et juste auprée de celle ci, y avé le fourneau à boué avec son four.

 

Eté un dinmonche matin, just’ à la sortie d’la messe. Mon onc, encore jiane homme à l’époque,   avec son costume à martingal en pied de poule et ses ch’veux bien lissé au vitapointe, avec ses copains, beuvé un coup assis dans le  fouyer. La Marie été prinse à servir les aut’es établées et a coausé avec l’eun et l’aoute, et ne zieuté pas du côté du fouyer habituée qu’o l’été à ouir en bru de fond d’lou esclaffées et aoutes rigoleries. L’étin déjà avancés les gaillards  et l’avin faim …. et la saouce du poulet dans le four senté bon avec les échalottes qui c’mencin à frire. Just l’odeur d’un poulet bien tchié. Ni eune ni deu, vlà les compères qui pranent le plat et entament, qui sa cuisse , qui son aile et l’autre qu’épilte le bian tant la Marie du Badaou  sert un aout p’tit rouge aux établées. Vl’à vite le poulet coti et n’en rest’plus que les ô et le croupion! !

 

Il s’agit pas sur le coup de sortir et de ne pu pouaire remet’ les pieds cez Marie du Bédaou dinmoinche perchain ! ! Les vl’a qu’avisent le chat sur le coin de la fenêt’. Eun qui l’ébudotre, l’aut’ qui l’appelle et l’onc’ qui l’éttrape. Ils le mettent dans le four et crient en même taouan ;

« Marie , Marie, v’nez vite,  tchisqui sent le roussi, y a tchauque chose qui brûle au four ! ».

 

Toute bonasse , vl’à not’ Marie du Bédaou, qui laisse en plan la bouteille de vin rouge sur la table, prend son torchon accroché à sa ceinture ouvre  le four, et … n’a que la taouan de se r’culer quand  le pauv’ chat tout roussi en saoute en miaulant et en filant deho …. laissant derel lu, les os et le croupion dans le pia au four ! 

 

Toute ébernaudie par la saoutée du chat, not’ Marie du Bédaou, ne pernant pas le taoan de penser plus lin, n’a qu’une prhase au bé : « Mé tchisque je va donné à mon monde à midi ? »

 

Quand les compères sont r’tourné les dinmonches à sieut,  y pu jamé z’eu de poulet à tchére ni saoucisses à gerller , je cré bié que la Marie du Bédaou les a repéré mais commerçante o les a laissé r’venir bouaire lou coup. L’onc’ m’a toujours dit qui n’ont jamé reveu le chat dans la fenêt’.

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